estelle lebrun

Modélisation subjective
Le temps de la résidence – réalisée dans le cadre de la Biennale WTS #8 « Résistance  », organisée par le réseau transfrontalier d’art contemporain 50°nord – a ouvert un nouvel espace propice au recueillement graphique d’images nées de la rencontre entre les technologies numériques et l’espace naturel autour du Moulin des Tricoteries à Le Favril dans le nord de la France. Ces “modélisations subjectives” qui en découlent sont pensées comme une suite d’artefacts de ce qui se trouve sous l’étendue de notre regard mais que
nous ne percevons qu’après l’avoir gardé en mémoire, c’est‐à‐dire, après avoir cessé de
regarder. L’emprunt de technologies récentes issues du champ de l’aéromodélisme conditionne et donne lieu à une première expérience plastique des vidéos ‘séquencées’ réalisées à divers moments de l’année d’où sont extraits de nombreux clichés
photographiques, seconds vecteurs des dessins partagés in fine. Ce sont les contraintes technico-­logistiques liées à la pratique de prise de vue par l’intermédiaire d’un drone (autorisations nécessaires pour le survol, autonomie des batteries, appréciation de la force et de la direction des vents, crash possibles dans des endroits improbables, etc.) qui balisent le périmètre (une dizaine de mètres sur 360°) de contemplation des solutions de vie que toute nature détient.

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